Le pas de répétition apparaît assez régulier entre les rangées. À chaque révolution, des arêtes de géométrie voisine rencontrent donc la chaussée selon des intervalles rapprochés, ce qui tend à concentrer une partie du bruit de roulement autour de quelques fréquences plutôt qu’à produire un spectre entièrement diffus. La valeur de 72 dB est cohérente avec cette signature acoustique potentiellement assez présente.
Les séparations circonférentielles divisent aussi la couronne en chemins de gomme relativement étroits. Chacun peut subir de petites flexions propres lors de son passage dans l’empreinte, notamment autour de la mince rangée médiane et des angles des éléments trapézoïdaux. Cette multiplication des cycles de déformation crée davantage de dissipation interne qu’une couronne composée de larges bandes pleines; elle peut contribuer au rendement énergétique classé D.
Le tracé ondulé des limites entre rangées évite toutefois une succession de transitions parfaitement rectilignes. La largeur porteuse varie progressivement pendant l’entrée dans l’empreinte, ce qui atténue les changements instantanés d’appui. Comme ces irrégularités sont disposées de manière symétrique, les petites poussées transversales qu’elles génèrent tendent à s’équilibrer entre les deux côtés. Le dessin privilégie ainsi une réponse directionnelle neutre plutôt qu’un guidage latéral imposé par une sculpture en chevrons.
La principale contrepartie se situe aux extrémités des blocs d’épaule. Leur découpage périodique crée une alternance nette de bords d’attaque et de fuite. Sous un couple moteur ou de freinage répété, ces deux bords ne travaillent pas exactement de la même façon: le bord chargé en premier peut se comprimer tandis que l’autre se relève légèrement. Sur un usage très répétitif, cette cinématique peut arrondir progressivement un côté de chaque bloc et rendre la bande périphérique plus sonore à mesure que ce relief différentiel s’installe.