Le trait distinctif du CT6 réside dans son gradient de rigidité transversal: la partie médiane conserve une proportion de gomme porteuse assez élevée, tandis que les blocs périphériques sont davantage articulés. Sous charge, cette architecture tend à maintenir un noyau d’empreinte stable en ligne droite, puis à mobiliser progressivement les éléments extérieurs lorsque l’effort latéral augmente. Le conducteur peut ainsi percevoir une transition prévisible autour du point milieu, mais une réponse initiale moins tranchante lorsque les blocs d’épaule commencent à prendre appui.
Les interfaces sinueuses de la partie centrale créent un léger emboîtement géométrique entre les rangées voisines. Un effort transversal ne rencontre donc pas uniquement des plans de séparation rectilignes et parallèles, ce qui peut réduire la tendance du pneu à suivre les raccords ou les joints longitudinaux de la chaussée. En contrepartie, l’alternance de largeur créée par ces ondulations impose des points de flexion récurrents, susceptibles de concentrer le travail mécanique sur certaines portions des arêtes.
Le rapport entre la longueur totale des incisions et la surface de chaque petit élément central paraît élevé. Lors des sollicitations répétées en accélération et au freinage, les lèvres de ces découpes peuvent subir davantage de microglissements que le cœur des pavés. Cette configuration expose les arêtes à un arrondissement progressif et produit plus de dissipation interne qu’une bande centrale moins découpée.
Enfin, la répétition très régulière des éléments périphériques donne un comportement cohérent d’un tour de roue à l’autre, mais concentre aussi les impacts dans une plage de fréquences relativement étroite. Sur certains revêtements, la signature acoustique peut donc être plus tonale que celle d’une sculpture utilisant un séquençage fortement irrégulier.