On observe sur le MAXXIS MA 510E une différence nette entre les trois nervures intérieures relativement continues et les deux rangées de pavés d’épaule. Les petites encoches répétées sur les bords des nervures ne les découpent pas en blocs indépendants: un noyau de gomme reste lié dans le sens circonférentiel. Les épaules, au contraire, présentent des faces avant et arrière individualisées par des rainures transversales légèrement courbes.
Cette répartition crée deux modes de déformation. Dans les trois nervures intérieures, les efforts longitudinaux peuvent se transmettre entre portions successives de gomme sans rencontrer les coupures transversales des épaules. Cela tend à limiter le basculement local de la sculpture sous les efforts de traction ou de freinage. Les encoches de bord restent toutefois des points de souplesse localisés: les petits angles qu’elles dessinent peuvent davantage travailler que le cœur des nervures.
Les pavés d’épaule subissent, eux, un cycle de chargement individuel à chaque passage dans l’empreinte. Leurs bords d’entrée et de sortie ne se déforment pas de façon identique sous un effort longitudinal. Cette segmentation peut donc favoriser une différence d’usure entre les deux extrémités d’un même pavé, alors que les trois nervures intérieures ne présentent pas cette succession de faces transversales libres. Il s’agit d’une tendance mécanique possible, et non d’une usure systématique.
La lamellisation est peu dense: quelques incisions fines complètent les découpes principales sans subdiviser la gomme en nombreuses languettes. Cette disposition limite les petits éléments susceptibles de se replier ou de glisser les uns contre les autres. Sa contrepartie est un nombre restreint d’arêtes fines capables de travailler sur une surface enneigée ou verglacée; les encoches périphériques des nervures et les séparations des pavés d’épaule ne remplacent pas un réseau serré de lamelles.