Le RIKEN STUD 2 combine deux échelles de rigidité très différentes. Les contours polygonaux créent des îlots de gomme capables de se caler partiellement les uns contre les autres, mais les fines découpes qui traversent ces îlots en diminuent la cohésion locale. La base des pavés conserve donc une certaine assise géométrique, tandis que leur partie superficielle reste beaucoup plus mobile. Cette différence favorise une réponse progressive, mais elle rend le sommet des pavés sensible au tortillement sur une chaussée ferme.
La proportion importante de vides et de coupures réduit la quantité de gomme qui porte simultanément la charge. La pression n’est donc pas répartie comme sur une bande à larges côtes continues: elle se concentre davantage sur les sommets des blocs, leurs arêtes et les abords des logements de clous. Ces gradients de pression peuvent aider la sculpture à traverser une pellicule meuble, mais ils augmentent les sollicitations locales lorsque le pneu roule longtemps sur un revêtement nu.
Les rangées disposées en miroir ont aussi une conséquence distincte de leur géométrie hivernale: leurs composantes latérales opposées tendent à se compenser en ligne droite. En revanche, lors d’une mise en appui, l’effort transversal doit passer successivement d’un bloc à l’autre plutôt que d’être repris par une bande périphérique continue. Le volant peut ainsi paraître moins immédiatement lié à la chaussée qu’avec un profil routier plus fermé.
Enfin, les clous constituent des points durs au milieu d’une gomme très découpée. Sur une surface rigide, chaque passage d’une pointe impose une impulsion brève au pavé qui la porte. La répétition de ces impulsions explique une signature vibratoire et acoustique plus marquée, tout en chargeant mécaniquement le pourtour des logements au fil du kilométrage.