La symétrie géométrique place des architectures d’épaule comparables de part et d’autre du plan médian. Les virages à gauche et à droite sollicitent donc une succession d’éléments de forme similaire, ce qui tend à rendre les réactions plus homogènes entre les deux sens de braquage. En contrepartie, aucune épaule n’est spécialement fermée ou élargie pour assumer exclusivement le rôle d’épaule extérieure: le profil renonce ainsi à la spécialisation latérale que permet une sculpture asymétrique.
Les sillons sinueux dessinent par ailleurs des bords de nervure alternativement convexes et concaves. Cette géométrie crée une succession de sections larges et de rétrécissements plutôt qu’une côte de largeur constante. Les sections larges constituent des points d’appui relativement fermes, tandis que les étranglements deviennent des zones de flexion préférentielles. La transition entre ces deux rigidités peut rendre la mise en charge progressive, mais elle concentre aussi les contraintes dans les portions les plus étroites lors d’un usage soutenu.
Enfin, les incisions courtes visibles dans les bandes intermédiaires restent trop peu nombreuses pour fragmenter profondément les éléments. La sculpture conserve donc une architecture estivale peu mobile, mais offre peu d’arêtes fines capables de s’accrocher aux aspérités d’une chaussée froide, givrée ou légèrement enneigée.