Le RADIAL 102 recherche un compromis entre guidage longitudinal et capacité d’adaptation locale. Les bandes allongées conservent une ossature relativement stable dans le sens de marche, tandis que les petits éléments axiaux et les nombreuses incisions rendent la zone de contact plus souple. Cette combinaison devrait donner des réactions progressives, mais moins franches qu’avec de larges côtes pleines lors d’un changement rapide de cap.
Sous la pluie, les quatre canaux principaux offrent un volume utile pour transporter l’eau vers l’arrière de l’empreinte. En revanche, les passages latéraux courts alimentent moins directement ces canaux lorsque l’eau doit traverser la sculpture en virage. La classe E sur sol mouillé indique que cette géométrie d’évacuation ne se traduit pas par un niveau élevé de freinage humide.
La forte densité d’incisions multiplie les arêtes susceptibles d’interagir avec une chaussée humide ou légèrement glissante. Elle fragmente toutefois la gomme en unités plus mobiles: sous couple, leurs bords peuvent se coucher puis se redresser, ce qui absorbe de l’énergie et émousse la précision. Ce phénomène peut participer à la classe énergétique E.
Les épaules relativement liées procurent davantage de soutien que des blocs largement isolés, mais leurs coupures régulières restent des zones de flexion. En appui prolongé, cette alternance entre parties porteuses et parties assouplies peut faire travailler les bords des blocs de manière différenciée. Enfin, la répétition serrée des petits pavés et de leurs arêtes crée de nombreuses impulsions de contact; la valeur de 74 dB correspond à une sculpture qui ne privilégie pas particulièrement la discrétion acoustique.