Le SW 601 privilégie la mobilité de ses éléments plutôt qu’une forte rigidité continue. La forte densité d’entailles laisse, à l’arrêt, des sections de gomme étroites capables de mieux épouser les petites irrégularités, mais elle diminue le soutien mutuel entre les pavés. Cette architecture peut donc rendre l’empreinte plus adaptable tout en donnant une réponse moins immédiate aux sollicitations de direction et de freinage.
Au centre, l’enchaînement de pavés anguleux ne forme pas une poutre circonférentielle rigide. Sous couple, chaque élément peut basculer légèrement avant de transmettre l’effort au suivant. Cette succession favorise une prise de charge progressive, mais augmente les mouvements internes, l’échauffement local et le risque d’arrondissement des arêtes au fil de l’usure.
Les découpes profondes des épaules rendent les éléments périphériques relativement indépendants. Elles peuvent adoucir le passage sur les petites aspérités, mais les blocs extérieurs disposent de moins d’appui latéral en virage. À conduite soutenue, leur déformation peut retarder la mise en appui et concentrer l’usure sur leurs bords d’attaque ou de fuite.
L’inclinaison des canaux fait entrer les pavés en contact de manière plus progressive que des rangées strictement transversales. Elle peut ainsi limiter la brutalité des impacts, bien que la répétition régulière des V soit susceptible de produire un bourdonnement périodique à certaines vitesses. Les sorties latérales offrent par ailleurs une voie potentielle aux fluides, mais leur efficacité réelle dépend du maintien de leur section lorsque les blocs se compriment dans l’empreinte.
Cette sculpture présente donc un compromis marqué: forte capacité de déformation et prise de charge progressive d’un côté, rigidité directionnelle réduite, mouvements de pavés et sensibilité à l’usure des arêtes de l’autre.